
Ah, la restauration rapide, avec ses hamburgers en plastique, ses coca à vous gonfler trois fois la taille de l’estomac, et ses frites maléfiques !
Nicole Borgnon sait à présent que ces petits accompagnements maléfiques en veulent à sa peau. Un soir de pleine lune, alors qu’elle espérait trouver quelques grammes de réconfort dans un fastfood, un peu à l’image de David Vincent dans Les Envahisseurs, elle les a vues. Là. Toutes rangées dans un panier en carton. Toutes raides, longues et uniformes, prêtes à faire le grand saut au fond de sa gorge. Ces pourritures de frites.
Ce même soir, alors que Nicole avait terminé sa commande et s’apprêtait à gagner un siège tape-cul, l’une de ces petites pestes gorgées de farine de mouton, certainement en quête d’un plan foireux, se jeta sous ses semelles. Nicole Borgnon, surprise, se vianda majestueusement au milieu de la salle, sous les cris des clients, arrosés de soda toxique et de sauces hautement cancérigènes. Cris, pleurs, lamentations.
A ce moment précis, Nicole Borgnon, su. Les frites, sous les talons, ça glisse, et le sol, dur, ça fait mal. Nicole su, également, qu’un procès contre la chaîne de restauration mettrait un peu de sel dans sa vie, et gonflerait son porte-monnaie. Malheureusement, déboutée, Nicole Borgnon n’ira plus jamais au Quick de Reims mais uniquement au MacDo d’en face. Et toc !
Et comme le dit si bien le slogan : "Quick : entre nous et vous c’est une histoire de sous !"
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Je respecte ton avis tu vois, mais en même temps c’est pas le mien donc c’est pas le bon...